Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, connait une croissance démographique impressionnante. Sa population, désormais de près de 3 millions d’habitants croit de plus de 7% par an ; c’est l’un des taux les plus élevé du monde. La prévision de population en 2050 est de 10 millions d’habitants.

Cette augmentation de population s’accompagnant d’une urbanisation anarchique n’est pas sans conséquence, notamment en termes de cadre de vie et d’alimentation.

La ville peine à préserver un environnement naturel -la biodiversité urbaine- et un air pur. L’artificialisation des sols, le manque d’ilots de fraicheur, un air saturé de gaz d’échappements, .. sont une réalité.

La production agricole occupe une dimension importante dans le tissu socio-économique ouagalais mais n’atteint pas les résultats escomptés. Elle n’offre pas aux habitants, les garanties de disponibilités, de diversité, de qualité nutritive et de consommation saine, qu’ils sont endroit d’attendre.

Le défi de nourrir, et de bien nourrir Ouagadougou, celui d’améliorer le cadre de vie de ses habitants par le verdissement, sont d’autant plus difficiles à relever que le changement climatique et ses conséquences nous appellent à d’avantage de réactivité et de créativité, pour d’avantage de résilience.

C’est pourquoi Kilimanjar’hope s’engage résolument dans la promotion de l’agriculture et de la biodiversité urbaine à travers des pratiques simples, adaptées au manque d’espace et d’eau, et respectueuses de l’environnement.

C’est un réseau de jardins agroécologiques urbains à vocation pédagogique -plusieurs d’entre eux vont voir le jour dans des établissements scolaires et des centres de formation- qui sera progressivement mis en place. Le premier jardin, « Terre de Rencontres », doublé d’une pépinière, est  situé dans le quartier de Katr-Yaar. Créé en partenariat avec le CICD, il sera le jardin phare de ce réseau. Lieu d’échanges et de formation, il présente les différentes techniques de production réplicables par tout un chacun, quel que soit l’espace dont on dispose..

Voir verdir Ouagadougou, se multiplier dans les différents quartiers de la ville, jardins partagés et communautaires, bosquets et espaces verts de détentes, jardins scolaires, jardins individuels, … est l’ambition de ce projet.

 

 

 

Sur prés de 800 m², le Jardin Terre de Rencontres, présentera à terme différentes pratiques agroécologiques adaptées au milieu urbain : de la culture en sacs, en bidons ou dans des pneus (au fond) en passant par les buttes sandwichs et lasagnes, jusqu’aux planches classiques et la pratique traditionnelle du Zai

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